Maurice CORDERA : Vous vous présentez pour la 1ere fois, pouvez vous nous expliquer les raisons et vos motivations?
Christian BARITAUD : C’est mon engagement pour les autres qui a renforcé mes convictions et ainsi conduit à présenter ma candidature sur le canton de Loches. Mes origines paysannes et ouvrières, mon engagement dans l’armée de l’air et aujourd’hui mon travail de technicien en bureautique m’ont appris l’amour de la terre, la solidarité, la fraternité et la connaissance des difficultés quotidiennes dans le monde du travail. Nouveau venu en politique, j’ai été séduit par le sud lochois. Natif du Blanc dans l’Indre, je demeure à Bridoré depuis 10 ans. J’ai ainsi pu constater les différences et le décalage existants entre le monde rural et le monde urbain dans de nombreux domaines comme les transports, la vie des personnes âgées, l’emploi, les services publiques.
M.C.: Quels sont vos priorités pour ce canton?
C.B. : Le mieux vivre ensemble est la motivation première de mon engagement. Le développement et le recentrage de l’emploi, ainsi que le maintien et l’amélioration des services publics, l’aide aux personnes, aux professions médicales et paramédicales, l’amélioration de la liaison avec l’agglomération par la départementale 943, la gratuité du transport scolaire, la promotion d’un tourisme vert original, une aide plus marquée en direction des associations sportives et culturelles seront aussi des axes essentiels de mon action au sein de l’assemblée départementale.
M.C. : Présentez nous votre suppléante
C.B. : Annick CORNU est Lochoise depuis son enfance. Responsable Adjointe d’une agence bancaire ses qualités humaines sont reconnues de tous que se soit sur le plan professionnel ou au conseil municipal de Loches où elle siège depuis 2001.
Adhérente au Parti Socialiste, elle participe activement à une organisation cantonale proche de l’école. Son choix d’accompagner Christian BARITAUD est motivé par leur volonté commune de changement nécessaire pour notre département, et de placer les citoyens au coeur des décisions et des actions entreprises.
Partage, Humanisme, Ecoute seront le guide de leur mandat.
M.C. : Sur Loches on sent un territoire qui cherche un nouveau souffle ainsi que des hommes et des femmes qui ont besoin de retrouver un projet collectif ambitieux. Que proposez vous?
C .B. : J’ai le sentiment que les hommes et les femmes de ce canton ont du caractère, comme a du caractère ce canton-vallée. L’Indre marque de sa présence le paysage et les hommes. Pourtant, le mode de fonctionnement de la société marchande libérale pousse à l’individualisme le plus destructeur. L’Indre unie nos territoires, je me propose d’unir les hommes, de recréer du lien par des débats participatifs, des colloques sur les sujets qui préoccupent la majorité d’entre nous(vieillesse, emploi, santé, etc…..), par la mise en place d’un partenariat jeunes-personnes âgées (les personnes âgées donnant de leur temps, leur expérience, leurs moyens, et les jeunes leur force, leur présence et leur connaissance du monde moderne.), par des rencontres sur les lieux de travail et de vie, par des manifestations de l’agir ensemble (marches, randonnées à thèmes, soirées, veillées avec conteurs et exposés sur des thèmes divers et fédérateurs, mise en place de manifestations rassembleuses, à la taille du canton qui auront pour but de redonner une identité et une âme forte à un canton qui ne manque pas d’atouts).
M.C. : Pouvez-vous détailler les 3 projets qui vous tiennent le plus à coeur dans le programme départemental de gauche?
C.B. : Avec la gauche départementale, je m’engagerai dans une démarche de développement durable et aurai particulièrement à coeur de lancer un chantier de mise en place d’une véritable gestion de l’eau, de l’énergie et enfin de gestion des déchets. Trois postes particulièrement sensibles de la vie de notre canton.
Un développement accru de l’aide aux personnes (accompagnement et protection de la petite enfance, des personnes âgées, des personnes handicapées, aides aux familles les plus démunies) qui va de pair avec la lutte contre l’exclusion.
L’éducation, la jeunesse sont depuis toujours au coeur de l’engagement politique des socialistes. Concernant l’éducation, nous viserons à alléger le cartable des collégiens, permettre une médecine scolaire plus présente, un soutien et un accompagnement pédagogique, une mobilisation pour les jeunes en difficultés : le Contrat de Soutien à l’Autonomie des jeunes (CSAJ)
M.C. : Comment pouvez-vous apporter à ce canton une nouvelle manière de faire de la politique?
C.B. : Candidat de gauche, j’entends oeuvrer à une politique de “vraie” rupture. La politique libérale de droite soutenue par le Conseiller Général sortant s’oppose naturellement et fondamentalement à l’esprit de nécessaire solidarité que je souhaite mettre en oeuvre . Mais le chantier est considérable, l’Etat transférant sans cesse aux collectivités des charges nouvelles sans budget permettant d’y faire face.
Très sensible aux questions écologiques, je suis soucieux depuis fort longtemps de l’inconscience de la mondialisation libérale qui ne se soucie pas ou peu de l’environnement avec les conséquences que l’on sait. Notre canton se déploie avec toute la beauté et la nonchalance d’une rivière qui le traverse : l’Indre. Plutôt que d’être divisés, sachons nous mobiliser pour nous unir et agir ensemble.